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RECIT DES ANCIENSRECIT DES ANCIENSRECIT DES ANCIENS

ANDRE LE BOULANGER

 
      André Vanroyen, boulanger à Sougé jusqu’en 1986, ouvre une collection de portraits qui vous fera rencontrer les anciens de Sougé. A travers leurs souvenirs, nous irons à la découverte du Sougé d’autrefois.

     Peut-être qu’en les suivant sur les traces de leur passé, nos anciens nous aideront à réfléchir au présent.

     André nous attendait avec impatience, heureux de parler de lui et particulièrement de son métier. A peine installé il entame son récit comme si tous ses souvenirs n’attendaient que notre visite pour se libérer.

     C’est avec son père, lui-même boulanger, que dès l’âge de 14 ans, il apprend un métier qu’il aimera toute sa vie et dont il parle avec bonheur. Très vite il est embauché comme commis dans une boulangerie de Château du Loir, puis c’est le départ pour le STO. Il est envoyé à Dantzig, à la frontière russe. Il nous raconte, avec encore quelques frissons, qu’il a eu l’occasion de se baigner dans les eaux froides de la baltique. Brrr…Mais André a une très mauvaise dentition. Au bout de six mois, après un lourd traitement dentaire il est renvoyé chez lui pour se « retaper ». André en rit encore : « Ils ne m’ont jamais revu ! ».

     A cette époque deux frères tiennent respectivement une boulangerie à Pont de Braye, une autre à Sougé. Le train Paris-Bordeaux-Espagne passant par Pont de Braye, la ligne est l’objet de nombreux bombardements. Lorsqu’une bombe détruit le four à pain de Pont de Braye, les deux frères décident de travailler ensemble à Sougé et embauchent André pour le temps de la reconstruction du four. Mais au bout de quatre mois, André est mobilisé. Lorsqu’il revient il est très vite réembauché à la boulangerie de Sougé. La guerre est terminée, André épouse Mariette.

     Lorsque son patron décède laissant sa femme seule avec un gamin de sept ans, André reprend la boulangerie. Il travaille comme employé pendant encore cinq ans puis rachète le commerce à la veuve. Il y travaillera pendant 18 ans, jusqu’à sa retraite qu’il prend à 66 ans. André ironise : « Mes années en Allemagne n’ont pas compté ! Ma femme a longtemps travaillé dans une ferme, ça n’a pas compté non plus pour la retraite ! ». André est philosophe, il ajoute avec sérieux : « On aimait ce métier et puis j’ai eu de la chance dans la vie… ». Son regard erre un instant sur son passé, près de son four, à humer l’odeur du pain chaud ? Mais André n’est pas homme à se laisser envahir par la nostalgie, il sourit et nous montre quelques photos qu’il commente avec plaisir.

     D’abord « les gosses » qui venaient voir la fabrication du pain. « J’adore les enfants, j’aime les voir courir ». André fait un grand geste comme si des gamins tournaient autour de lui, il est heureux, son visage s’illumine. Regrette-t-il ce temps ? Non, il commente déjà une autre photo. « Ca c’est la pelle pour enfourner ».

     Les photos défilent, après la machine à tourner, le coffre en bois contenant la farine pour la garder de l’humidité. 
         

     Le pain, la brioche mais pas les pâtisseries, « c’est un autre métier et puis, y’avait que les riches qui faisaient une pièce montée en choux». Parfois le samedi, il faisait du biscuit de Savoie. Et les réflexes reviennent, d’un trait, André nous en donne la recette : « 3 œufs, 100gr de farine, 100gr de sucre vous battez les blancs en neige puis vous mélangez, faut un four doux ». Il conclue en riant : « Oh ! C’est tout dans la tête… 

     


     André commente, explique, on sent qu’il revit ses gestes quotidiens. Vient l’extérieur de la boutique. André prend un air malicieux et nous demande ce qu’est ce boîtier fixé sur la façade. Impatient et rieur, il répond avant nous : « C’est un distributeur de chewing-gums », des boules de toutes les couleurs. 


 Il marque un temps et comme à regret il précise : « Maintenant ce sont des tabliers ». Le pain pesait 2 ou 3 livres, 6 lorsqu’il travaillait chez son père ! On mangeait jamais de pain frais, on économisait, « j’ai jamais vu jeter de pain. A la fin les plus gros pains c’était les pains de 2 livres, la baguette c’était pour les riches ».


    Et les enfants reviennent dans son discours. Ceux d’entre nous qui avaient dix ans dans les années 50 se souviennent de leur goût acidulé qui a pimenté notre enfance. « Ma femme donnait des pièces en rendant la monnaie, exprès pour que les enfants prennent des chewing-gums au distributeurs ». Il en rit encore, André, puis il redevient sérieux. « Il y avait des malheureux, des familles nombreuses, ils avaient des allocations mais beaucoup de femmes avaient une mauvaise gestion et deux jours après y’avait plus rien. Alors on donnait du pain pour les gosses ». 

     Pour les repas de fête, les communions par exemple, « c’était le potage à la poule avec du vermicelle, puis un canard ou un poulet rôti et comme dessert la brioche, c’était sacré, le pain béni et puis, beaucoup de bocaux de fruits en dessert ». 

     En plus de son pain, André et sa femme vendaient des plaques de chocolat pour dépanner, du café et pour les enfants à la sortie de l’école des bonbons, du réglisse roulé, des sucettes Pierrot Gourmand. En l’écoutant on a dix ans, on sort de l’école, on entre dans sa boulangerie… Elle sent bon le pain chaud.

 

     Et les tournées ? André les faisait en 2CV, « J’en ai usé 4 ! ». Il livrait chez les cultivateurs de la commune, et parfois, il « divaguait » un peu sur Artins et sur Troo. Les horaires étaient durs, « mais on avait l’habitude, je commençais à 11h le soir jusqu’au le lendemain 11h du matin. La première fournée était cuite à 5h. Le levain, 4 seaux d’eau, 14 petits seaux de farine, pétrir pendant 20 minutes. Et toujours garder du levain pour le lendemain. 

     Pendant 10 ans, André et sa femme ont logé au dessus de la boulangerie. Mais il n’y avait pas de chauffage, « il fallait monter les cendres, les redescendre ». Lorsque la maison d’à côté a été rénovée, ils l’ont achetée. « Au moins là, il y avait le chauffage, mais ça faisait drôle car sitôt qu’on avait fermé la porte de la boutique, on était libéré de notre travail ».


    On aimait ce métier ». La farine venait de la région, il y avait plein de petits moulins le long de la rivière, des moulins à aube. Poète, André nous décrit le chant de l’eau, le mouvement de la roue.

     Le dimanche c’était jour de repos, la boulangerie était fermée. « On n'avait pas de vacances mais on était habitué ». André s’est rattrapé lorsqu’il a été à la retraite, il a fait plusieurs voyages avec sa femme, Lourdes, le Portugal.

     Et les successeurs ? Le rire d’André emplit la pièce : « Le premier il se saoulait la gueule, il a bouffé la grenouille. L’autre il a volé une nana à un copain et il est parti. Maintenant elle est bien gentille ». Il dit cela d’un ton rassuré, sa boulangerie est enfin en de bonnes mains.

     L’entretien se termine. C’est André qui conclue et pour la première fois avec une pointe de nostalgie : « ce qui manque aujourd’hui ce sont les grandes familles…Mais ce qui m’inquiète c’est l’évolution, ça va trop vite, je sais pas où ça va mener, y’ un laisser-aller quand même, c’est la politesse, l’obéissance, le respect du monde, …. ». A travers son sourire jovial, ses yeux pétillants, André nous avoue, « j’étais tellement habitué avec les gens, je retourne les voir ». Nous aussi nous retournerons le voir, pour sa bonne humeur et les souvenirs qu’il nous fait vivre.

JEAN CHESNEAU
Exploitant agricole et Ancien Conseiller municipal





Jean Chesneau et sa femme nous reçoivent dans la pièce principale de la ferme familiale. « Je suis né là, dans la pièce à côté, nous dit-il d’emblée, et j’ai vécu ici toute ma vie ». Ici c’est une magnifique ferme dont les bâtiments les plus anciens datent de 1841. Elle a été achetée par l’arrière grand père de Jean à la fin du XIX éme siècle.


Jusqu’à 13 ans, Jean est à l’école de Sougé, puis il part pensionnaire à St Calais. « Je suis revenu avec mon certificat d’études et je me suis retrouvé à genoux à planter des betteraves ! » raconte Jean avec humour. Marié en 1959, il reprend la ferme de son père, grand mutilé de la guerre 14. Avec l’aide de sa femme, Denise, il y cultive le blé, les céréales. « Toutes les terres n’étaient pas cultivables, précise Denise, au début on avait des vaches laitières mais il fallait traverser la route pour mettre les vaches au pré, faire le tour du village pour exploiter tous nos champs. Je n’étais pas habituée, chez mes parents, la ferme n’était pas dans le village comme ici, mais à la campagne ».


Jean nous précise : « Quand j’ai fait le premier bail avec mon père je crois que j’avais 80 parcelles dans la commune, et puis il y a eu le remembrement et je me suis retrouvé avec une quinzaine de parcelles mais beaucoup plus grandes. Le remembrement a groupé les champs. Ca n’a pas plu à tout le monde, chacun voulait ce qu’il n’avait pas. Mais le remembrement c’est pas un partage c’est une attribution. C’est une des grandes choses que j’ai vécu en tant que membre du conseil municipal. Ca a marqué une génération. Il y a eu aussi l’arrivée du nouveau boulanger. Le four de la boulangerie était usé, le nouveau boulanger est arrivé avec son four. Alors des membres du conseil sont venus casser l’ancien four… » Denise l’interrompt en riant: « Et ils ont étaient malades à cause de la poussière ».


A partir de 1959, Jean a fait quatre mandats de conseiller. « C’était de tradition, mon père aussi avait été conseiller.

   


C’est la vie de la commune. Je ne regrette pas, mais j’aime bien suivre ce qui se passe maintenant. Je reste dans l’actualité, ce qui se passe à Sougé, j’aime bien ça. Le presbytère, les écoles, le lavoir, Sougé a beaucoup changé. J’ai connu 5 épiceries : Mme Boyer à l’emplacement de la boucherie actuelle ; le Familistère chez Monsieur Tardif ; à la place du relais poste c’était le Comptoir Moderne, et encore deux autres épiceries, route de Bonneveau et devant chez monsieur Bataillon. Il y avait aussi des succursales de banques : le Crédit Agricole, près de chez Monsieur Tardif ; la Caisse d’Epargne c’était une voiture qui passait. Il y avait deux bouchers, 4 cafés, 2 maréchaux ferrant : un à la fontaine l’autre dans la cour derrière chez Gérard Bataillon. Un notaire. Un charron. Un bourrelier. Il y avait facilement 500 habitants. Quand je suis né il y en avait 672, je crois. Avant il y en avait plus de 1000, les caves étaient habitées, il n’y avait pas de logement pour tout le monde. Il y avait moins de résidences secondaires qu’aujourd’hui. Les jeunes ont commencé à quitter Sougé avec l’exode rural, vers les années 60. Mes sœurs sont parties. Maintenant il y a des jeunes qui viennent s’installer. Mon fils continue à exploiter une vingtaine d’hectares, mais il n’a pas repris la ferme ».

Bien que très jeune pendant la guerre, Jean Chesneau se souvient :

« Pendant les années d’occupation, il y avait quelques maisons qui étaient occupées par les anglais dans Sougé. Et puis il y avait le camp d’aviation dans la plaine, avec la gare de Pont de Braye c’était la cible de nombreux bombardements. Quand le train de munition a sauté à Pont de Braye, j’étais à l’école et mon encrier a sauté sur la table. J’avais 12 ou 13 ans et quand ça bombardait avec ma mère on descendait dans une petite cave. On a même couché dans une cave dans le rocher. Ce n’était peut-être pas très malin ! Les allemands sont venus ici. Je me souviens des chevaux attachés autour du hangar de mon père. Les allemands étaient de passage, après on a vu arriver les américains. On était gamin on courrait après eux pour avoir des bonbons ».

Si Jean a peu de souvenir de cette période car il était très jeune, en revanche, il a fait la guerre d’Algérie : « Je n’en ai pas que des bons souvenirs, nous dit-il. J’ai fait mon temps légal en Allemagne, 18 mois, et je suis revenu 6 mois civil puis j’ai été rappelé en Algérie de nouveau pour 6 mois. J’étais pas encore marié. Les gendarmes sont venus me prévenir, il était 5 heures du matin, il fallait partir trois jours après. Je me suis rendu à Gien, pour aller à Marseille on mettait trois jours, il y en avait qui ne voulaient pas partir alors ils décrochaient les wagons ou mettaient le feu. Finalement on est arrivé à Marseille. On a débarqué à Alger deux jours après. On s’est retrouvé dans la nature… C’est pas un bon souvenir ».

On quitte ces périodes troublées pour revenir à la vie à la ferme. C’est Denise qui prend la parole : « Du fait que mon mari était 3éme adjoint, ça a été assez dur parce que j’avais 4 enfants, et qu’il avait ses obligations pour la commune. Heureusement que j’avais sa maman qui venait souvent à mon secours pour s’occuper des enfants. J’avais aussi une ukrainienne qui venait m’aider un peu à la ferme. Il y avait les enfants, les vaches à traire… heureusement il y avait déjà une trayeuse. Le gros problème c’est que il y avait la route à traverser, alors je détachais les vaches dans l’étable, j’ouvrais la porte, je descendais par la rue, y’avait des fois j’avais chaud ! Pourtant il y avait moins de circulation que maintenant. On a arrêté les vaches laitières rapidement, c’était trop dur pour moi. Et puis je m’occupais aussi du jardin, du potager. Je m’en occupe encore un peu, aujourd’hui on a trois poules, pour avoir des œufs.



Et je conduis pas, mon mari faisait le chauffeur. Les enfants allaient à l’école à Sougé, et puis ils ont été pensionnaires à Montoir. Il n’y avait pas de car, le week end c’est lui qui ramenait les gosses d’un peu partout. Aucun de mes enfants n’a voulu reprendre la ferme : « Maman elle a eu trop de mal, on veut pas faire ce qu’elle a fait », disaient-ils. Ils sont partis, mais pas trop loin. L’aînée est prés de Blois, Béatrice est mariée avec un chaudronnier, mon fils exploite un peu à Sougé, le samedi ou le dimanche, sinon il s’occupe du silo de Savigny. Ma quatrième fille est à Saint Arnoud, pas loin non plus. On a huit petits enfants qui viennent souvent nous voir ».

Pour conclure, Jean constate que « L’exploitation agricole, c’est de plus en plus dur. Avant il y avait 25 ou 30 fermes sur la commune, c’est fini ça. Il restera combien de fermes à Sougé dans quelques années ? ».

                                    

Aujourd’hui Jean coule une retraite tranquille. Il s’intéresse aux événements de la commune et s’est trouvé un passe temps : « Je retrouve et rénove des vieux outils. J’essaie de constituer une collection. Je fouille dans les greniers de mes grands parents et depuis quelques temps je fais les brocantes. Je gratte la rouille et je peints. Ca fait deux ans que je fais ça. Tous ces outils, ils n’existent plus aujourd’hui ». Jean nous fait visiter cet atelier.

    



Au mur sont accrochés de nombreux outils dont l’utilisation est parfois un mystère pour nous. La scie du scieur de long est manipulée par un homme en bas et un autre en haut.

                                     

Le coupe foin dont Jean nous explique le maniement : « Autrefois, il n’y avait pas de bottes, le foin était en vrac, si on le prenait avec un fourche, tout se tenait, on pouvait pas le tirer, alors on découpait debout, pour séparer le foin. Je m’en suis servi un peu ».

Une grosse vrille attire notre attention : « C est pour faire des trous dans le bois, des barreaux aux échelles par exemple ». Jean prend plaisir à nous expliquer chaque outil. « Celui-ci, à côté c’est une cuiller de sabotier, pour creuser les sabots. Il y avait un sabotier à Sougé ». Il y a aussi des palonniers pour les chevaux, un semoir à main et de nombreux autres outils.




Après l’atelier nous visitons l’ancienne étable. « C’est moi qui ait fait le râtelier, nous précise Jean ».



La ferme date de son arrière grand-père, en 1924 on y a ajouté une partie puis à sa naissance en 1932 une autre aile d’habitation.

On a fait aussi des bêtes à viande, mais les animaux sont moins dociles quand ils restent auprès de leur mère. La traite c’est une relation différente ». Denise intervient : « On a eu des porcs mais je n’aimais pas. Après la traite, on tamisait le lait dans une passoire pour le mettre dans des grands bidons, le laitier passait tous les matins récupérer les bidons. On avait quand même 50 hectares d’exploitation. Et le bois à couper, parce qu’on se chauffait au bois ».

Nous laissons Jean et Denise dans la cour de la ferme, aujourd’hui un jardin fleuri. Dans un angle un portique attend l’arrivée prochaine des petits enfants.

   





 

 

 

 


 

 


 

 

 

 

 

Louis PROUST (1917-1991)

Louis PROUST est né le 06 décembre 1917 à Sougé, fils de Abel PROUST (1887-1958) et de Victorine GRIGNON (1889-1958), il est l’aîné de 5 enfants: 
• Robert (1919-1998) 
• Jeanne (1922-1997) 
• Georgette (1923-1995) 
• Lucienne, épouse Huger, née en 1928.

Il obtient le Certificat d’études primaires le 28 juin 1929 puis entre en apprentissage comme commis de boucherie dans la région de Sougé.
Sa carrière militaire commence en octobre 1938, comme soldat appelé de la classe 1938 au 20 ème régiment d’artillerie Nord Africaine de Poitiers. Affecté au Corps expéditionnaire du Levant ( Syrie- Liban ) en août 1939 (déclaration de la II ème Guerre mondiale ), il séjourne à Beyrouth, Damas et en Palestine au sein des forces françaises du Levant (divisées depuis l’Appel du 18 juin 1940 entre partisans du régime de Vichy et partisans du général De Gaulle). Il choisit de servir la France Libre en août 1941 et participera à toutes les opérations de la 1ère Division Française Libre dont nous résumerons les plus significatives : 
- Campagne de Libye , Tobrouk, Bataille de Bir Hakeim 1942, 
- Campagne de Tunisie, 1943, 
- Campagne d’Italie 1944 ( Bataille de Cassino, libération de Rome), 
- Débarquement en Provence, participe à la Campagne de France , de Toulon à Strasbourg (août 1944 au 8 mai 1945 ).
Il est nommé Lieutenant d’active à titre définitif en décembre 1945 et servira fidèlement la France, en métropole et en Afrique du Nord, jusqu’en 1964. 

Ses principales décorations:
- Chevalier de la Légion d’Honneur
- Croix de guerre 1939-1945 
- Croix de la Valeur militaire Médaille de la France Libre


Moments de détente dans le désert:

de gauche à droite: Schmidt, Louis Proust, A.Rosenzweig, Dreyfus au centre Alfred Rosenzweig

           
Louis PROUST (à gauche) en patrouille avec son équipage                      Bidart, Proust, Schmidt, Dreyfus

    
Debout de gauche à droite: Slt Olivier, Lt Fenaux, Bch Schmidt,                                        Proust, Dreyfus, Rosenzweig, Schmidt
Saulaire,
Proust

    
                                           le convoi                                        l ’avion allemand abattu le 22 février

             
           travaux de terrassement à Bir Hakeim
avec Schmidt                                           le renard du désert

    
au rapport, de gauche à droite:
Rosenzweig, Bidart,                                                  dans le camp retranché de Bir Hakeim 
Cne Fenaux
Trompette, un cambodgien

Louis Proust, engagé volontaire dans les Forces Françaises Libres 
Campagne de Libye - 1ère Division Française Libre

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